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L’Australie veut rebondir

Après des qualifications épuisantes, où l’Australie est passée par 2 tours de qualifications et deux mathcs de barrages pour obtenir le dernier billet pour la Russie, le sélectionneur Ange Postecoglou a décidé de démissionner, plongeant l’Australie dans le trouble. Appelé en renfort, Bert van Marwijk, finaliste du Mondial en 2010, n’a eu que quelques matchs de préparation pour tester les Sooceroos, avant le premier match face à la France. 

L’histoire de la sélection: Affilié à la FIFA en 1963, elle dispute sa première campagne de qualification pour la Coupe du Monde 1966 en Angleterre 2 ans plus tard. Mais les places sont rares à cette époque pour les pays aussi loin de l’Europe, et les Socceroos manquent leurs deux premières qualifications. Mais après ses deux premiers ratés, l’Australie parvient à se qualifier pour le Mondial en 1974, grâce au faible nombre de pays de sa zone engagés à l’époque (Nouvelle Zélande, Corée du Sud, Corée du Nord, Afrique du Sud). Lors de cette Coupe du Monde en Allemagne, l’Australie est éliminé au premier tour, mais prend le premier point de son histoire dans un grand tournoi, en faisant match nul 0-0 face au Chili. Par la suite, l’Australie est affiliée à la zone Océanie de football, ce qui diminue lourdement ses chances de qualification, car il faut passer par plusieurs tours pour parvenir à se qualifier, et finir par un barrage face à un pays d’Amérique du Sud.
En 2005, après de nombreux échecs de qualification, elle finit par être autorisée à rejoindre la zone Asie, pour augmenter ses chances de qualification, à partir de la Coupe du Monde 2010. Paradoxalement, quelques mois plus tard, en novembre 2005, elle rencontre l’Uruguay en barrages intercontinentale, alors qu’elle dispute sa dernière qualification dans la confédération d’Océanie. Contre toute attente, elle parvient à éliminer la Celeste aux tirs aux buts, après un score de 1-1 sur les deux matchs. 32 ans plus tard, les Socceroos retrouvent donc le Mondial, pour une compétition qui se déroule encore en Allemagne! Placé dans le groupe du Brésil, du Japon, et de la Croatie, la génération dorée emmenée par Tim Cahill va parvenir à accéder aux phases finales, pour la seule fois de son histoire à l’heure actuelle, en battant le Japon et faisant match nul face à Croatie. En huitièmes de finale, l’Australie réalise un match remarquable face à l’Italie, mais elle s’incline finalement 1-0 en encaissant un penalty totalement imaginaire dans les dernières secondes de jeu. Placé la zone Asie pour les qualifications suivantes, elle gagne quasiment tous ses matchs, et fait parti des premiers pays qualifiés pour l’Afrique du Sud puis pour Brésil, mais ne parvient pas à passer le premier tour lors de ces tournois. En 2015, elle organise pour la première fois la Coupe d’Asie des Nations, et s’impose en finale à Sydney face à la Corée du Sud, sur le score de 2 buts à 1 en prolongations. Seulement 3ème, et donc barragiste, de son groupe de qualification pour le Mondial russe, elle doit s’en remettre à l’increvable Tim Cahill pour éliminer la Syrie en prolongation, puis s’impose 3-0 face au Honduras, après avoir fait match nul 0-0 à l’aller. Opposé à la France, le Danemark et le Pérou en Russie, les Socceroos comptent bien défendre leurs chances pour accrocher un huitième de finale, mais le changement de sélectionneur et les résultats récents n’inspirent pas à la sérénité.

Le joueur clé: Tim Cahill. A 38 ans, la légende australienne va disputer sa quatrième Coupe du Monde, après 2006, 2010, et 2014. Considéré comme un dieu sur une terre qui préfère pourtant le rugby, il aurait pu ne jamais jouer pour le pays des kangourous. En effet, Cahill avait d’abord opté pour les Samoa, le pays de sa mère, avant de se raviser. Une bonne idée puisqu’il se révèle quelques années pour tard en Angleterre, d’abord avec Millwall, puis avec Everton entre 2004 et 2012, ou il devient l’une des idoles de Toffees. Il signe finalement en MLS en 2012, ou il joue 3 ans avec les Red Bulls de New York. A la Coupe du Monde au Brésil, il marque un but exceptionnel face aux Pays Bas, ce qui lui permet d’être nominé au prix Puskas du meilleur but. Après le Mondial, il signe pour 2 expériences en Chine, puis revient une saison dans son pays natal, avec Melbourne. Sans club durant 6 mois, il participe néanmoins à la qualification de son pays pour la Russie, en marquant un doublé en barrage face à la Syrie. Pour rester en forme avant la Coupe du Monde, il signe en janvier un dernier contrat de quelques mois, avec son premier club Millwall. Il joue 10 matchs cette saison, et il est finalement libéré à l’issue d’une des plus belles saisons de Millwall depuis son départ en 2004! Finir en club avec son club formateur et finir en sélection sur une quatrième Coupe du Monde, quoi de plus beau?

La liste des 23: Gardiens: Brad Jones (Feyenoord), Mathew Ryan (Brighton), Daniel Vukovic (Genk)
Défenseurs: Aziz Behich (Bursaspor), Milos Degenek (Yokohama Marinos), Matthew Jurman (Suwon Bluewings), Fran Karacic (NK Lokomotiva), James Meredith (Millwall), Josh Risdon (Western Sydney Wanderers), Trent Sainsbury (Grasshopper Club Zurich)
Milieux de terrain: Joshua Brillante (Sydney FC), Jackson Irvine (Hull City), Mile Jedinak (Aston Villa), Robbie Kruse (VfL Bochum), Massimo Luongo (Queens Park Rangers), Mark Milligan (Al Ahli), Aaron Mooy (Huddersfield Town), Tom Rogic (Celtic), James Troisi (Melbourne Victory)
Attaquants: Daniel Arzani (Melbourne City), Tim Cahill (Sans club), Tomi Jurić (FC Luzern), Mathew Leckie (Hertha BSC), Andrew Nabbout (Urawa Red Diamonds), Dimitri Petratos (Newcastle Jets), Nikita Rukavytsya (Maccabi Haifa)

Le sélectionneur: Bert van Marwijk

Le pronostic de l’Actu Sport: Éliminé au premier tour

Crédit Photo: Getty Image

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