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La Russie veut faire bonne impression deux ans avant son Mondial

Pays organisateur du Mondial 2018, la Russie va devoir prouver de quoi elle est capable après des performances très mitigés depuis l’explosion de l’URSS

Entraineur: Leonid Sloutski.  Très peu connu pour sa courte carrière de gardien de but, Sloutski est en revanche plus connu pour entrainer le CSKA Moscou depuis 2009. Il qualifie le CSKA pour la Ligue des champions et entre dans l’histoire du club en l’emmennant pour la première fois de son histoire pour les quarts de finale de la Ligue des champions après une victoire à Séville 2-1 en huitièmes de finale. Il est aussi entraineur de la Russie depuis juin 2015 en remplacement de Fabio Capello, tout en conservant son poste d’entraîneur du CSKA Moscou

Liste des 23: Gardiens: Igor Akinfeev (CSKA Moscou), Marinato Guilherme (Lokomotiv Moscou), Yuri Lodygin (Zenith Saint-Petersbourg)
Défenseurs: Aleksei Berezutski (CSKA Moscou), Vasili Berezutski (CSKA Moscou), Sergei Ignashevich (CSKA Moscou), Dmitri Kombarov (Spartak Moscou), Roman Neustädter (Schalke 04/ALL), Igor Smolnikov (Zenith Saint-Petersbourg), Roman Shishkin (Lokomotiv Moscou), Georgi Shchennikov (CSKA Moscou)
Milieux: Aleksandr Golovin (CSKA Moscou), Denis Glushakov (Spartak Moscou), Igor Denisov (Dinamo Moscou), Dmitri Torbinsky (Rostov), Oleg Ivanov (Terek Grozny), Pavel Mamaev (Krasnodar), Aleksandr Samedov (Lokomotiv Moscou), Oleg Shatov (Zenith Saint-Petersbourg), Roman Shirokov (CSKA Moscou)
Attaquants: Artyom Dzyuba (Zenith Saint-Petersbourg), Aleksandr Kokorin (Zenith Saint-Petersbourg), Fyodor Smolov (Krasnodar).

Joueur clé: Igor Akinfeev. Gardien emblématique du CSKA Moscou puisque il y évolue depuis 2003 après y avoir été formé, le portier russe incarne cependant une figure inamovible du dispositif et a su conserver sa place de numéro 1 malgré la valse des sélectionneurs. Il a fait parti en 2008 des 10 meilleurs gardiens européen de l’année, étant classé 5ème au final. Il est sélectionné depuis 2004 avec la Russie, et fait parti des cardes de l’équipe pour cet Euro.

L’histoire de la sélection: Héritier de l’URSS, qui avait gagné l’Euro en 1960 et des Jeux Olympiques en 1956 et 1988, la nouvelle équipe de Russie peine à retrouver le niveau de l’Union Soviétique. Crée après l’Euro 1992 et qualifiée pour la Coupe du monde 1994, elle participe ensuite aux Coupes du monde de 2002 et 2014, mais est à chaque fois éliminée en phase de poules. Le bilan n’est guère plus brillant sur le plan continentale, ou la Russie est éliminé au premier tour en en 1996 et 2004 et ne participe pas à l’Euro 2000. Elle réalise tout de même sa meilleure performance en 2008 en n’étant battue qu’en demi-finale mais elle retombe dans leur travers en 2012, ou elle est éliminée de justesse en phase de poules.
Entraînée par Fabio Capello de 2012 à 2015, des rapports tendus entre l’ancien coach de l’AC Milan et les autorités russes ont poussé la fédération à le licencier. Son successeur, Leonid Sloutski, redresse immédiatement les résultats de la Sbornaïa en lui faisant remporter deux victoires convaincantes contre la Suède (1-0) et le Liechtenstein (7-0). Finalement deuxième après une victoire laborieuse en Moldavie (2-1) suivie d’un brillant succès face au Monténégro (2-0), la Russie se qualifie pour son quatrième Euro consécutif en terminant derrière l’Autriche mais devant la Suède. Les russes seront donc présent en France, et espèrent se qualifier en huitièmes de finale après être tombé dans un groupe abordable avec l’Angleterre, le Pays de Galles et la Slovaquie. Mais supplanté par la suprématie du hockey sur glace, éclipsé par l’impact de la Russie dans les décisions internationales, le football, en terres de Poutine, apparaît secondaire et sous-médiatisé alors que les Russes organiseront le Mondial dans 2 ans. Cet Euro est donc la dernière occasion pour les Russes de montrer de quoi ils sont capables.

 

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